Quintessence (1656)
Titres
>>> Titre complet : Quintessence (1656)
Titre en anglais : Quintessence (1656)
Descriptif
Support : Toile sur châssis
Taille réelle : 40 x 40 cm
Référence : V-1375
Copyright : EB-00046741
Pièce unique
Status : Réservé Galerie
Un tableau, une histoire...

Dans ce tableau, tout semble attiré vers un même lieu. Pourtant rien n’y demeure immobile. Cette peinture se distingue immédiatement par son extraordinaire mouvement courbe. Depuis la partie supérieure gauche descend une immense vague bleu cobalt. Elle longe une zone turquoise beaucoup plus claire avant de plonger vers le centre de la toile. Au-dessus d’elle apparaissent des bruns, des ocres, des noirs et des gris. C’est dans cette région que flottent plusieurs grandes sphères orange, accompagnées d’une constellation de gouttes de peinture plus petites, qui se poursuit vers le haut droit. À droite, l’espace s’éclaircit considérablement. De vastes gris blancs et argentés s’étendent jusqu’au bord supérieur. La matière y devient légère, presque atmosphérique, tandis que les ponctuations orange semblent s’éloigner progressivement dans cet espace clair. Mais toute cette partie supérieure est entraînée vers le centre. Le bleu profond se courbe. Le blanc descend. Les ocres glissent. Et une immense bande turquoise traverse ensuite la toile vers la droite. Cette bande possède une remarquable forme effilée. Bordée de brun, d’orange et de vert, elle se termine à droite par une zone cellulaire qui ressemble presque à l’extrémité d’une aile ou à une terre étroite avançant dans l’espace. Sous elle s’ouvre le second grand univers de la toile. La partie inférieure gauche devient rouge, rose et magenta. Elle est extrêmement dense, constellée de cellules et de petites projections orange. Au centre inférieur, le rouge rencontre le violet et le bleu dans des coulures verticales. À droite, au contraire, les couleurs s’allègent de nouveau : turquoise, blanc, gris, mauve et réseaux cellulaires se mélangent jusqu’au bord. La composition entière semble donc prise dans un gigantesque mouvement de rotation. Non pas un cercle parfaitement visible, mais une attraction. Comme si toutes les matières avaient senti l’existence d’un centre invisible et infléchissaient leur trajectoire à son approche. Ce centre invisible n’est pas occupé par un objet clairement délimité : il existe surtout, étrangement, à travers le comportement de tout ce qui l’entoure. Les bleus se courbent vers lui. Les ors l’accompagnent. Les rouges remontent à sa rencontre. Même les gouttes orange semblent participer à cette chorégraphie. Et si l’invisible pouvait être reconnu non parce qu’il se montre, mais parce que tout ce qu’il cache ?
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