Quintessence (1657)
Titres
>>> Titre complet : Quintessence (1657)
Titre en anglais : Quintessence (1657)
Descriptif
Support : Toile sur châssis
Taille réelle : 40 x 40 cm
Référence : V-1376
Copyright : EB-00046741
Pièce unique
Status : Réservé Galerie
Un tableau, une histoire...

Il y a dans cette peinture quelque chose qui monte. Pas une forme unique, pas un objet identifiable, mais un élan général qui semble soulever la matière depuis la partie inférieure de la toile jusqu’aux régions les plus claires. Toute la partie basse est occupée par une vaste zone rose, rouge corail et orange, parcourue d’innombrables cellules. À gauche, les roses deviennent presque fluorescents. Au centre, ils s’assombrissent autour d’une coulée verticale verte et brune. À droite, ils rencontrent une région blanche et jaune dont les cellules forment un réseau très dense, presque minéral. Cette base n’est pourtant pas horizontale. Elle semble pousser vers le haut. Au centre de la composition s’élève une masse turquoise et vert profond, irrégulière, comme une presqu’île dressée au-dessus du territoire rose. Autour d’elle, tout paraît s’écarter. Sur la gauche, une grande coulée blanche remonte en serpentant entre le rose, le turquoise et une vaste zone jaune-ocre. Cette région ocre occupe le milieu supérieur gauche. Elle est traversée de bleus, de verts et de fines structures cellulaires qui lui donnent l’apparence d’une matière ancienne en train de se dissoudre. À droite, au contraire, les bleus prennent davantage de place. Une imposante masse turquoise et bleu profond monte en diagonale vers l’angle supérieur droit. Elle contient plusieurs longues langues orange et brun rouge, nettement visibles au milieu du bleu. Puis vient le ciel. Ou du moins ce qui en possède la respiration. Toute la partie supérieure est largement blanche, bleu très pâle et gris perle. Des coulures verticales y montent comme des fumées ou des geysers figés. Et partout flottent des gouttes de peinture rouge-orangé. Certaines sont minuscules. D’autres, plus grandes, ponctuent précisément les espaces clairs. La composition possède ainsi une étrange logique : plus le regard monte, plus la matière semble perdre son poids. En bas, elle est dense, cellulaire, presque charnelle. Au centre, elle se rassemble. En haut, elle devient souffle.
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