Le liquide berceau

Collection : "Effets Mer"


Peinture d'Eliora Bousquet - Le liquide berceau

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Titres

>>> Titre complet : Le liquide berceau
english flag  Titre en anglais : The Water Cradle

Descriptif

Technique : Acrylique
Support : Bois (+ cadre offert)
Taille réelle : 21 x 29,7 cm
Référence : V-1174
Copyright : EB-00046741
Pièce unique

Status : Disponible
375 €
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Le liquide berceau Peinture d'Eliora Bousquet dans un décor x3

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Couverture-du-livret-de-presentation-du-tableau-Le_liquide_berceau_peinture_eliora_bousquet

Avant d’être un horizon, avant d’être cette immensité que l’homme tente de traverser, la mer fut la matrice des premières vies, le royaume liquide où quelque chose, un jour, commença à respirer. "Le liquide berceau", titre de cette peinture, semble remonter jusqu’à cette mémoire lointaine. La toile est dominée par les verts et les bleus, comme si le monde entier avait été immergé dans une eau primitive. Il n’existe presque plus de frontière entre le ciel et la mer. Tout flotte, tout se mêle, tout paraît encore en devenir. Et pourtant, au centre, quelque chose naît. Une forme rouge et orangée s’élève brusquement dans la lumière. Elle pourrait être un navire, une ville surgie des eaux, une voile dressée, un récif incandescent ; ou peut-être simplement la vie elle-même faisant irruption dans l’indifférencié. Car la naissance est aussi une rupture. Il faut quitter un milieu qui nous protégeait pour entrer dans un monde dont nous ne savons encore rien. Le titre de ce tableau prend alors une résonance presque charnelle. Nous avons tous connu, avant même d’en avoir conscience, un univers liquide. Avant la lumière, avant l’air, avant les premières images du monde, nous avons vécu dans cette étrange immensité miniature où rien ne nous séparait encore véritablement de ce qui nous entourait. Puis il a fallu partir. La mer de cette peinture semble conserver la mémoire de cet arrachement originel. Les mouvements convergent et divergent autour du foyer central. À gauche, une forme rouge semblable à une grande voile paraît s’ouvrir sur l’espace ; à droite, la matière se précipite en longues traînées, comme entraînée par un courant puissant. Les blancs surgissent tels des éclats d’écume tandis que, sous la surface, des bleus profonds rappellent que tout commencement conserve sa part d’inconnu. Il y a quelque chose de profondément paradoxal dans notre relation à l’eau. Elle nous porte et peut nous engloutir. Elle apaise et inquiète. Elle représente à la fois l’origine et l’infini. Peut-être est-ce pour cela que nous revenons si souvent vers la mer. Non seulement pour contempler sa beauté, mais parce qu’une part très ancienne de nous semble reconnaître son langage. Le ressac possède le rythme d’une respiration. Les marées celui d’un battement de coeur. Et les vagues répètent inlassablement ce mouvement fondamental de toute existence : venir, repartir, revenir encore. L’océan devient métaphore de notre traversée terrestre, Le liquide berceau pourrait ainsi représenter le point zéro du voyage. Avant les tempêtes. Avant les choix. Avant les naufrages et les ports retrouvés. Avant même que nous sachions qu’il faudrait un jour choisir un cap. Nous sommes d’abord portés. Puis vient cet instant mystérieux où le berceau ne suffit plus. Il faut s’en éloigner pour devenir soi. La forme centrale semble précisément accomplir ce geste : elle s’arrache aux eaux tout en demeurant profondément liée à elles. Elle s’élève, flamboyante, comme si naître consistait moins à abandonner son origine qu’à en emporter secrètement quelque chose avec soi. Et peut-être passons-nous ensuite notre existence à rechercher cette sensation perdue : être porté sans avoir à connaître la destination. Mais vivre exige l’inverse. Il faut quitter le berceau. Prendre la mer. Accepter les courants. Inventer sa route. Et comprendre finalement que ce qui nous a donné naissance n’était pas destiné à nous retenir, mais à nous donner suffisamment de force pour partir...

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"J'ai déjà eu l'occasion de vous dire ce que je pensais de votre travail qui est l'expression d'un talent exceptionnel. Je résumerai donc la qualité de votre oeuvre en trois mots : couleur, lumière, vie. Avec mes encouragements et toute ma sympathie".
Raoul R.